La barrière entre ce que l’on qualifierait d’addiction et de passion est souvent mince et difficile à distinguer, surtout si l’on parle de jeux vidéo. Comment pouvons-nous faire la différence entre l’addiction et la passion ?

Qu’en disent les spécialistes ?

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a reconnu en juin l’addiction aux jeux vidéo ou le « trouble lié aux jeux vidéo » comme une maladie. Pour eux, il s’agit donc bel et bien d’un mal qu’il faut soigner pour le bien-être de l’individu. Néanmoins, les scientifiques ne partagent pas toujours le même avis et certains disent que l’on ne peut pas encore parler d’addiction. C’est le cas par exemple d’une étude britannique menée sur le sujet qui a déduit que les jeux vidéo en eux-mêmes ne sont pas addictifs, qu’il s’agit tout simplement d’un loisir.

Quelles solutions envisageables si une personne de notre entourage devient un joueur compulsif ?

Addiction ou passion, il est indéniable que certains joueurs joue plus que de raison, et cela peuvent nuire à leur santé ou à leur entourage. Les solutions peuvent différer selon les profils des joueurs. Mais l’une d’entre elle qui a fait son effet auprès de plusieurs joueurs compulsifs est de se trouver une passion autre que les jeux vidéo. Cela aide à passer plus de temps à faire autre chose qu’à jouer, et permet de découvrir de nouveaux horizons. Le sport par exemple est un bon moyen de décrocher des jeux vidéo. Il permet de pousser les limites, ce qui n’est pas forcément le cas avec les jeux, qui eux ont une fin. Une autre passion que l’on peut développer est la musique. La musique permet à la fois de se détendre, de créer mais également de faire des rencontres, ce qui est très important.

Le second conseil s’adresse aux parents. Il est clair que plusieurs adolescents ont du mal à se passer de leurs jeux io vidéo, mais ce n’est pourtant pas une raison pour leur interdire catégoriquement de jouer. Cela va juste les bloquer. Il faudrait plutôt s’intéresser à ce qu’ils font, leur parler du jeu auquel ils jouent, favoriser la communication pour ne pas que ces adolescents se referment encore plus dans leur bulle.

Il relève donc de la responsabilité de chacun de faire la part des choses en ce qui concerne les jeux vidéo.